ÉDITO # 9 ¾ - # 10
Décembre : silence plein / Janvier : retour net
Signé : Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
DÉCEMBRE — le mois où le blog se tait, mais pas la matière
Décembre a fermé la porte.
Pas par fuite.
Par surcharge.
Par table renversée.
On était dehors.
Froid qui mord les doigts.
Neige qui colle aux chaussures.
Sapins coupés, troncs traînés, aiguilles partout dans l’entrée.
Le soir : fromage fondu.
Fourchettes lourdes.
Raclette qui graisse le bois.
Rires qui font de la buée sur les verres.
On n’a pas publié.
Et ça se voit : la page n’a pas bougé, l’historique est resté sec.
Mais le Royaume, lui, a continué de peser.
Même sans article, il laisse des marques :
des notes en vrac, des bouts de dialogue, des décisions au crayon, des liens à réparer.
Décembre, c’était ça :
du vivant hors écran.
Du monde qui colle aux mains.
Et une fatigue honnête.
RATTRAPAGE — ce qui compte, c’est ce qui reste montrable
On ne va pas maquiller le trou.
Le trou est une trace.
Une absence visible, donc réelle.
Ce qu’on ramène avec nous :
-
un besoin de formats plus courts, plus tenables
-
une discipline : moins de fumée, plus de preuves
-
une table qu’on nettoie avant de relancer la danse
Décembre n’a pas été “vide”.
Il a été hors champ.
JANVIER — confirmation : on revient avec des angles droits
Janvier ne demande pas d’inspiration.
Janvier demande :
un geste clair.
une ligne noire.
une page tenue.
On ne revient pas avec des feux d’artifice.
On revient avec des vis.
On reprend :
-
mise à jour des pages qui servent vraiment (celles qu’on montre sans expliquer)
-
continuité des cycles : numéros propres, titres qui mordent, pas de décor gratuit
-
outil au centre : ce qui rend le jeu lisible, transmissible, rejouable
Le Serment n’est pas une bannière.
C’est un test.
Si ça n’a laissé aucune trace, ça n’a pas eu lieu.
Si ça n’est pas montrable, ça n’est pas tenable.
CE QU’ON VA FAIRE MAINTENANT
Pas “bientôt”.
Pas “quand on pourra”.
Maintenant : on reprend le fil.
Des pages à jour.
Des outils qui servent.
Des textes qui tiennent debout sans discours autour.
Le froid est encore là.
Tant mieux.
Le froid oblige à écrire serré.
Et à faire vrai.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces