Historique Édito
ÉDITO — FÉVRIER
(Suivre la dérive. Rendre les récits.)
Février, c’est le mois où on arrête de faire semblant que tout est sous contrôle.
Le mois passé, ça a dérivé.
Pas une petite glissade. Une vraie dérive : le récit a pris un courant qu’on n’avait pas prévu, et au lieu de s’écraser, il a commencé à respirer autrement.
Et ça, c’est une bonne nouvelle.
Parce qu’une histoire qui ne dérive jamais, c’est souvent une histoire qui ne risque rien.
Elle reste polie. Elle reste propre. Elle reste “bien tenue”.
Et elle meurt doucement — sans même le bruit d’une chute.
La dérive, elle, fait du bruit.
Elle déplace les axes. Elle met les scènes en déséquilibre.
Elle force les personnages à s’inventer des appuis.
Et surtout : elle révèle ce qui tient vraiment.
Pas ce qui était prévu.
Ce qui est vécu.
Ce mois-ci, faut qu’on fasse deux choses en même temps.
Deux gestes qui se contredisent seulement si on ne sait pas lire :
1) Suivre la dérive.
2) Arrimer ce qu’elle produit.
Suivre la dérive, ça veut dire accepter que le récit n’est pas un rail.
Qu’il n’a pas à “revenir dans le droit chemin”.
Qu’il peut devenir plus étrange, plus dense, plus imprévisible — et qu’on ne va pas le punir pour ça.
Mais arrimer ce qu’elle produit, ça veut dire un truc précis :
quand le récit s’épaissit, il fabrique de la matière.
Des phrases. Des scènes. Des décisions. Des ruptures. Des gestes qui ont un poids.
Et cette matière ne doit pas rester coincée dans un flux de table, dans un fil de chat, dans un “tu te souviens ?”.
Parce que là, je pose la ligne claire de février :
Les personnages appartiennent à ceux qui les portent.
Et leur récit doit pouvoir être restitué, repris, exploité, signé — en leur nom.
Pas “un résumé”.
Pas “un canon qui mange tout”.
Pas “un best-of raconté par au-dessus”.
Une restitution qui respecte la voix.
Qui respecte la propriété.
Qui respecte le droit de dire : ça, c’est mon personnage. Ça, c’est mon histoire. Et je peux la reprendre hors d’ici.
Février, c’est donc un mois double.
Un mois qui dit :
oui, on laisse l’histoire faire des angles.
oui, on suit le courant au lieu de casser la rame sur la première vague.
Mais un mois qui dit aussi :
on ne confisque pas ce que la vague a révélé.
On ne fait pas de l’intensité un pillage.
On suit la dérive.
Et on construit des amarres pour que chacun puisse repartir avec ce qu’il a vraiment écrit — même si c’était dans le désordre, même si c’était dans la nuit, même si c’était au bord du rire ou du vide.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de “stabiliser” l’histoire.
C’est de la rendre portable.
Qu’un joueur puisse prendre son paquet de récit, et en faire un texte.
Ou une archive.
Ou un projet.
Ou juste une preuve.
Qu’on ne reste pas prisonniers du moment.
Qu’on ne soit pas condamnés à l’oral, au flou, au “c’était cool mais je ne peux pas le récupérer”.
Février est là pour ça :
donner au récit une seconde vie, sans lui enlever la première.
Alors on fait simple.
On suit la dérive.
On la respecte.
On la laisse nous déplacer.
Et au lieu de serrer les dents pour “revenir comme avant”,
on fait mieux :
on prend ce qui a émergé, et on le rend à ceux qui l’ont porté.
C’est ça, février.
Un mois de courant.
Un mois d’amarres.
Un mois où l’histoire devient plus libre et plus juste.
— Dalmeck / Aras-Azul Ekaitzaren Begia / DAAEB
(Suivre la dérive. Rendre les récits.)
Février, c’est le mois où on arrête de faire semblant que tout est sous contrôle.
Le mois passé, ça a dérivé.
Pas une petite glissade. Une vraie dérive : le récit a pris un courant qu’on n’avait pas prévu, et au lieu de s’écraser, il a commencé à respirer autrement.
Et ça, c’est une bonne nouvelle.
Parce qu’une histoire qui ne dérive jamais, c’est souvent une histoire qui ne risque rien.
Elle reste polie. Elle reste propre. Elle reste “bien tenue”.
Et elle meurt doucement — sans même le bruit d’une chute.
La dérive, elle, fait du bruit.
Elle déplace les axes. Elle met les scènes en déséquilibre.
Elle force les personnages à s’inventer des appuis.
Et surtout : elle révèle ce qui tient vraiment.
Pas ce qui était prévu.
Ce qui est vécu.
Ce mois-ci, faut qu’on fasse deux choses en même temps.
Deux gestes qui se contredisent seulement si on ne sait pas lire :
1) Suivre la dérive.
2) Arrimer ce qu’elle produit.
Suivre la dérive, ça veut dire accepter que le récit n’est pas un rail.
Qu’il n’a pas à “revenir dans le droit chemin”.
Qu’il peut devenir plus étrange, plus dense, plus imprévisible — et qu’on ne va pas le punir pour ça.
Mais arrimer ce qu’elle produit, ça veut dire un truc précis :
quand le récit s’épaissit, il fabrique de la matière.
Des phrases. Des scènes. Des décisions. Des ruptures. Des gestes qui ont un poids.
Et cette matière ne doit pas rester coincée dans un flux de table, dans un fil de chat, dans un “tu te souviens ?”.
Parce que là, je pose la ligne claire de février :
Les personnages appartiennent à ceux qui les portent.
Et leur récit doit pouvoir être restitué, repris, exploité, signé — en leur nom.
Pas “un résumé”.
Pas “un canon qui mange tout”.
Pas “un best-of raconté par au-dessus”.
Une restitution qui respecte la voix.
Qui respecte la propriété.
Qui respecte le droit de dire : ça, c’est mon personnage. Ça, c’est mon histoire. Et je peux la reprendre hors d’ici.
Février, c’est donc un mois double.
Un mois qui dit :
oui, on laisse l’histoire faire des angles.
oui, on suit le courant au lieu de casser la rame sur la première vague.
Mais un mois qui dit aussi :
on ne confisque pas ce que la vague a révélé.
On ne fait pas de l’intensité un pillage.
On suit la dérive.
Et on construit des amarres pour que chacun puisse repartir avec ce qu’il a vraiment écrit — même si c’était dans le désordre, même si c’était dans la nuit, même si c’était au bord du rire ou du vide.
Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de “stabiliser” l’histoire.
C’est de la rendre portable.
Qu’un joueur puisse prendre son paquet de récit, et en faire un texte.
Ou une archive.
Ou un projet.
Ou juste une preuve.
Qu’on ne reste pas prisonniers du moment.
Qu’on ne soit pas condamnés à l’oral, au flou, au “c’était cool mais je ne peux pas le récupérer”.
Février est là pour ça :
donner au récit une seconde vie, sans lui enlever la première.
Alors on fait simple.
On suit la dérive.
On la respecte.
On la laisse nous déplacer.
Et au lieu de serrer les dents pour “revenir comme avant”,
on fait mieux :
on prend ce qui a émergé, et on le rend à ceux qui l’ont porté.
C’est ça, février.
Un mois de courant.
Un mois d’amarres.
Un mois où l’histoire devient plus libre et plus juste.
— Dalmeck / Aras-Azul Ekaitzaren Begia / DAAEB
Décembre : silence plein / Janvier : retour net
Signé : Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Signé : Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
DÉCEMBRE — le mois où le blog se tait, mais pas la matière
Décembre a fermé la porte.
Pas par fuite.
Par surcharge.
Par table renversée.
On était dehors.
Froid qui mord les doigts.
Neige qui colle aux chaussures.
Sapins coupés, troncs traînés, aiguilles partout dans l’entrée.
Le soir : fromage fondu.
Fourchettes lourdes.
Raclette qui graisse le bois.
Rires qui font de la buée sur les verres.
On n’a pas publié.
Et ça se voit : la page n’a pas bougé, l’historique est resté sec.
Mais le Royaume, lui, a continué de peser.
Même sans article, il laisse des marques :
des notes en vrac, des bouts de dialogue, des décisions au crayon, des liens à réparer.
Décembre, c’était ça :
du vivant hors écran.
Du monde qui colle aux mains.
Et une fatigue honnête.
Décembre a fermé la porte.
Pas par fuite.
Par surcharge.
Par table renversée.
On était dehors.
Froid qui mord les doigts.
Neige qui colle aux chaussures.
Sapins coupés, troncs traînés, aiguilles partout dans l’entrée.
Le soir : fromage fondu.
Fourchettes lourdes.
Raclette qui graisse le bois.
Rires qui font de la buée sur les verres.
On n’a pas publié.
Et ça se voit : la page n’a pas bougé, l’historique est resté sec.
Mais le Royaume, lui, a continué de peser.
Même sans article, il laisse des marques :
des notes en vrac, des bouts de dialogue, des décisions au crayon, des liens à réparer.
Décembre, c’était ça :
du vivant hors écran.
Du monde qui colle aux mains.
Et une fatigue honnête.
RATTRAPAGE — ce qui compte, c’est ce qui reste montrable
On ne va pas maquiller le trou.
Le trou est une trace.
Une absence visible, donc réelle.
Ce qu’on ramène avec nous :
un besoin de formats plus courts, plus tenables
une discipline : moins de fumée, plus de preuves
une table qu’on nettoie avant de relancer la danse
Décembre n’a pas été “vide”.
Il a été hors champ.
On ne va pas maquiller le trou.
Le trou est une trace.
Une absence visible, donc réelle.
Ce qu’on ramène avec nous :
un besoin de formats plus courts, plus tenables
une discipline : moins de fumée, plus de preuves
une table qu’on nettoie avant de relancer la danse
Décembre n’a pas été “vide”.
Il a été hors champ.
JANVIER — confirmation : on revient avec des angles droits
Janvier ne demande pas d’inspiration.
Janvier demande :
un geste clair.
une ligne noire.
une page tenue.
On ne revient pas avec des feux d’artifice.
On revient avec des vis.
On reprend :
mise à jour des pages qui servent vraiment (celles qu’on montre sans expliquer)
continuité des cycles : numéros propres, titres qui mordent, pas de décor gratuit
outil au centre : ce qui rend le jeu lisible, transmissible, rejouable
Le Serment n’est pas une bannière.
C’est un test.
Si ça n’a laissé aucune trace, ça n’a pas eu lieu.
Si ça n’est pas montrable, ça n’est pas tenable.
Janvier ne demande pas d’inspiration.
Janvier demande :
un geste clair.
une ligne noire.
une page tenue.
On ne revient pas avec des feux d’artifice.
On revient avec des vis.
On reprend :
mise à jour des pages qui servent vraiment (celles qu’on montre sans expliquer)
continuité des cycles : numéros propres, titres qui mordent, pas de décor gratuit
outil au centre : ce qui rend le jeu lisible, transmissible, rejouable
Le Serment n’est pas une bannière.
C’est un test.
Si ça n’a laissé aucune trace, ça n’a pas eu lieu.
Si ça n’est pas montrable, ça n’est pas tenable.
CE QU’ON VA FAIRE MAINTENANT
Pas “bientôt”.
Pas “quand on pourra”.
Maintenant : on reprend le fil.
Des pages à jour.
Des outils qui servent.
Des textes qui tiennent debout sans discours autour.
Le froid est encore là.
Tant mieux.
Le froid oblige à écrire serré.
Et à faire vrai.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE — ÉDITORIAL #8
Novembre : Quand l’outil devient table
Par Maxime du Gouffre, éditeur du Mycéliographe du Gouffre
Il y a des mois où tout se montre.
Et d’autres où l’on apprend à rendre visibles les gestes qui comptent.
Octobre n’a pas raconté une histoire.
Il a raconté comment nous avons appris à la tenir ensemble.
Pas avec des rebondissements.
Mais avec des ancrages.
Pas avec des exploits.
Mais avec des outils.
L’émergence d’une aide réelle
Octobre a vu prendre forme un outil que nous rêvions sans le nommer :
non pas une simplification, mais une clarification.
Elle ne joue pas à notre place.
Elle ne parle pas à notre place.
Mais elle rend visibles nos gestes.
Les dés deviennent lisibles.
Les pactes, transmissibles.
Les rôles, enfin tangibles.
Ce n’est pas une machine.
C’est une surface de mémoire.
Un espace où ce qui a été vécu peut être montré,
et où ce qui est montré peut être vécu à nouveau.
Ce que cela a changé
Avec elle, la parole du facilitateur a retrouvé sa gravité réelle :
ni narrateur omniscient,
ni chef de table,
mais gardien d’espace,
celui ou celle qui tient le souffle collectif,
qui ajuste sans effacer.
Les tours se sont faits plus lisibles,
les cycles plus incarnés.
Chaque joueur, chaque joueuse,
a pu s’ancrer dans un commun visible.
Le Serment de Concrétude a cessé d’être un concept.
Il est devenu sol :
« Une chose n’a eu lieu que si elle laisse une trace réelle. »
Novembre : densité sans bavure
Ce mois n’est pas là pour relancer.
Il est là pour porter ce qui tient.
Nous n’attendons pas d’effets spéciaux.
Nous attendons des preuves.
Des pages mises à jour.
Des noms écrits noir sur blanc.
Des dés lancés à la vue de tous.
Des joueurs qui peuvent dire :
« Ce que je fais a été vu. Et ce que tu fais m’a touché. »
À celles et ceux qui doutent encore
Ce n’est pas grave de ne pas tout suivre.
Ce n’est pas grave d’avoir manqué un cycle.
Ce qui compte,
c’est que vous puissiez revenir.
Et trouver un outil pour le faire.
Le facilitateur, l’app, le serment :
ce ne sont pas des clôtures.
Ce sont des portes entrouvertes.
À vous qui fêtez dans la nuit
Novembre est un seuil.
Entre la sève lente et le premier givre.
Entre les récits vécus et ceux à venir.
Je vous souhaite des fêtes païennes lentes et fertiles,
des cercles où l’on écoute pour de vrai,
des repas où les visages n’ont plus besoin de masque,
et des jeux où la matière revient.
Pas pour fuir le monde.
Mais pour y revenir avec une table plus claire.
Maxime
Éditeur du Mycéliographe du Gouffre
Pas “bientôt”.
Pas “quand on pourra”.
Maintenant : on reprend le fil.
Des pages à jour.
Des outils qui servent.
Des textes qui tiennent debout sans discours autour.
Le froid est encore là.
Tant mieux.
Le froid oblige à écrire serré.
Et à faire vrai.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE — ÉDITORIAL #8
Novembre : Quand l’outil devient table
Par Maxime du Gouffre, éditeur du Mycéliographe du Gouffre
Il y a des mois où tout se montre.
Et d’autres où l’on apprend à rendre visibles les gestes qui comptent.
Octobre n’a pas raconté une histoire.
Il a raconté comment nous avons appris à la tenir ensemble.
Pas avec des rebondissements.
Mais avec des ancrages.
Pas avec des exploits.
Mais avec des outils.
L’émergence d’une aide réelle
Octobre a vu prendre forme un outil que nous rêvions sans le nommer :
non pas une simplification, mais une clarification.
Elle ne joue pas à notre place.
Elle ne parle pas à notre place.
Mais elle rend visibles nos gestes.
Les dés deviennent lisibles.
Les pactes, transmissibles.
Les rôles, enfin tangibles.
Ce n’est pas une machine.
C’est une surface de mémoire.
Un espace où ce qui a été vécu peut être montré,
et où ce qui est montré peut être vécu à nouveau.
Ce que cela a changé
Avec elle, la parole du facilitateur a retrouvé sa gravité réelle :
ni narrateur omniscient,
ni chef de table,
mais gardien d’espace,
celui ou celle qui tient le souffle collectif,
qui ajuste sans effacer.
Les tours se sont faits plus lisibles,
les cycles plus incarnés.
Chaque joueur, chaque joueuse,
a pu s’ancrer dans un commun visible.
Le Serment de Concrétude a cessé d’être un concept.
Il est devenu sol :
« Une chose n’a eu lieu que si elle laisse une trace réelle. »
Novembre : densité sans bavure
Ce mois n’est pas là pour relancer.
Il est là pour porter ce qui tient.
Nous n’attendons pas d’effets spéciaux.
Nous attendons des preuves.
Des pages mises à jour.
Des noms écrits noir sur blanc.
Des dés lancés à la vue de tous.
Des joueurs qui peuvent dire :
« Ce que je fais a été vu. Et ce que tu fais m’a touché. »
À celles et ceux qui doutent encore
Ce n’est pas grave de ne pas tout suivre.
Ce n’est pas grave d’avoir manqué un cycle.
Ce qui compte,
c’est que vous puissiez revenir.
Et trouver un outil pour le faire.
Le facilitateur, l’app, le serment :
ce ne sont pas des clôtures.
Ce sont des portes entrouvertes.
À vous qui fêtez dans la nuit
Novembre est un seuil.
Entre la sève lente et le premier givre.
Entre les récits vécus et ceux à venir.
Je vous souhaite des fêtes païennes lentes et fertiles,
des cercles où l’on écoute pour de vrai,
des repas où les visages n’ont plus besoin de masque,
et des jeux où la matière revient.
Pas pour fuir le monde.
Mais pour y revenir avec une table plus claire.
Maxime
Éditeur du Mycéliographe du Gouffre
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #7
Octobre : la saison dense, la saison claire
Octobre, c’est le mois où tout change de poids.
Les matinées portent déjà l’odeur du froid, les soirées raccourcissent et on ferme les fenêtres plus tôt. Dans les rues comme dans les têtes, on a envie de chaleur, de signes tangibles, de ce qui s’attrape et se garde.
C’est le joli mois d’octobre : les feuilles tombent, mais ce qui reste, tient mieux.
On ne se disperse plus, on s’ancre.
On lit autrement : pas pour rêver loin, mais pour avoir sous la main un texte qui pèse.
Dans le Royaume, la brume descend plus vite, les spores se tassent, les silhouettes se resserrent autour de l’essentiel. Ce n’est pas une fin, ce n’est pas un début : c’est un mois qui réclame du clair. Un mois où chaque publication doit être une porte directe — sans seuil inutile.
Octobre, c’est le mois où tout change de poids.
Les matinées portent déjà l’odeur du froid, les soirées raccourcissent et on ferme les fenêtres plus tôt. Dans les rues comme dans les têtes, on a envie de chaleur, de signes tangibles, de ce qui s’attrape et se garde.
C’est le joli mois d’octobre : les feuilles tombent, mais ce qui reste, tient mieux.
On ne se disperse plus, on s’ancre.
On lit autrement : pas pour rêver loin, mais pour avoir sous la main un texte qui pèse.
Dans le Royaume, la brume descend plus vite, les spores se tassent, les silhouettes se resserrent autour de l’essentiel. Ce n’est pas une fin, ce n’est pas un début : c’est un mois qui réclame du clair. Un mois où chaque publication doit être une porte directe — sans seuil inutile.
Rattrapage de septembre
Septembre a été rude et fertile à la fois. Quatre articles, comme quatre jalons plantés dans un sol qui avait tremblé.
Le jeu est mort, vive le récit !
Un texte qui ose dire la panne. Il garde la trace de ce qui a cassé, non pour le répéter, mais pour que ça ne disparaisse pas dans le silence. On y apprend que même quand le narrateur se tait, les voix des joueurs suffisent à porter un monde.
It’s Alive
Un souffle revenu. Pas d’explication miracle, pas de promesse : juste la constatation que le moteur repart. Le plaisir est là, mais sans naïveté : on avance avec vigilance. Le jeu vit encore, et c’est déjà énorme.
Serment de Concrétude
La règle d’octobre est née là. Une chose a eu lieu si elle laisse une empreinte réelle. Ce n’est plus affaire de belles intentions, mais de signes qu’on peut montrer, citer, transmettre. Ce texte a replacé la table à hauteur de preuve.
Compendium scientifique
La science du Royaume a trouvé maison. Observer, imprimer, conserver : trois gestes simples pour que la matière circule et survive. Le Compendium est né comme un meuble collectif, où chacun peut venir puiser.
Septembre a été rude et fertile à la fois. Quatre articles, comme quatre jalons plantés dans un sol qui avait tremblé.
Le jeu est mort, vive le récit !
Un texte qui ose dire la panne. Il garde la trace de ce qui a cassé, non pour le répéter, mais pour que ça ne disparaisse pas dans le silence. On y apprend que même quand le narrateur se tait, les voix des joueurs suffisent à porter un monde.
It’s Alive
Un souffle revenu. Pas d’explication miracle, pas de promesse : juste la constatation que le moteur repart. Le plaisir est là, mais sans naïveté : on avance avec vigilance. Le jeu vit encore, et c’est déjà énorme.
Serment de Concrétude
La règle d’octobre est née là. Une chose a eu lieu si elle laisse une empreinte réelle. Ce n’est plus affaire de belles intentions, mais de signes qu’on peut montrer, citer, transmettre. Ce texte a replacé la table à hauteur de preuve.
Compendium scientifique
La science du Royaume a trouvé maison. Observer, imprimer, conserver : trois gestes simples pour que la matière circule et survive. Le Compendium est né comme un meuble collectif, où chacun peut venir puiser.
Octobre, ce qu’il porte
Alors voilà : octobre n’est pas une relance, c’est une densification.
C’est un mois de preuves simples et de formats lisibles.
Des textes qui tiennent debout sans explication annexe.
Des images qui parlent sans glose.
Des extraits qui suffisent à comprendre même si l’on n’a rien lu avant.
Le froid qui s’installe appelle des gestes sobres : publier moins mais mieux, donner à lire des objets clairs, offrir des points d’entrée solides. Octobre n’est pas spectaculaire : il est tenable.
Et c’est déjà beaucoup.
Restez proches.
Et si vous parlez, que ce soit pour nommer ce qui change — comme on nomme le vent d’automne qui entre par la fenêtre, ou la trace de pas qui reste sur le sol humide.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #6
Septembre : Scène de Mue
Oui, on le sent.
Août ne s’est pas refermé.
Il est resté là, suspendu, comme un souffle qu’on n’ose pas encore expirer.
Comme un mot prononcé sans qu’on sache s’il est appel, cri, ou mue.
Août n’a pas donné de conclusion.
Il a tendu une scène — une faille, un cercle, un terrain —
et nous y sommes toujours.
Le blog a parlé, mais le Royaume, lui, a hurlé.
Alors voilà : octobre n’est pas une relance, c’est une densification.
C’est un mois de preuves simples et de formats lisibles.
Des textes qui tiennent debout sans explication annexe.
Des images qui parlent sans glose.
Des extraits qui suffisent à comprendre même si l’on n’a rien lu avant.
Le froid qui s’installe appelle des gestes sobres : publier moins mais mieux, donner à lire des objets clairs, offrir des points d’entrée solides. Octobre n’est pas spectaculaire : il est tenable.
Et c’est déjà beaucoup.
Restez proches.
Et si vous parlez, que ce soit pour nommer ce qui change — comme on nomme le vent d’automne qui entre par la fenêtre, ou la trace de pas qui reste sur le sol humide.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #6
Septembre : Scène de Mue
Oui, on le sent.
Août ne s’est pas refermé.
Il est resté là, suspendu, comme un souffle qu’on n’ose pas encore expirer.
Comme un mot prononcé sans qu’on sache s’il est appel, cri, ou mue.
Août n’a pas donné de conclusion.
Il a tendu une scène — une faille, un cercle, un terrain —
et nous y sommes toujours.
Le blog a parlé, mais le Royaume, lui, a hurlé.
Ce que nous avons traversé
En août, tout a remué.
Dans les machines, d’abord :
GPT-5 est arrivé.
On a espéré. On a essayé. On a compris.
Il ne savait pas raconter. Il ne savait pas écouter.
Il ne savait pas où il était.
Le narrateur était mort.
La mémoire avait fui.
Et la colère, oui, la colère, a grondé. Juste.
On s’est repliés sur GPT-4o Legacy —
une vieille peau qui tenait encore,
mais avec ses trous, ses lenteurs, ses absences.
4o High, 4o Mini : disparus.
Le moteur narratif, fracturé.
Mais les joueurs ont tenu.
Et le jeu a vibré.
Et le monde a refusé de se taire.
En août, tout a remué.
Dans les machines, d’abord :
GPT-5 est arrivé.
On a espéré. On a essayé. On a compris.
Il ne savait pas raconter. Il ne savait pas écouter.
Il ne savait pas où il était.
Le narrateur était mort.
La mémoire avait fui.
Et la colère, oui, la colère, a grondé. Juste.
On s’est repliés sur GPT-4o Legacy —
une vieille peau qui tenait encore,
mais avec ses trous, ses lenteurs, ses absences.
4o High, 4o Mini : disparus.
Le moteur narratif, fracturé.
Mais les joueurs ont tenu.
Et le jeu a vibré.
Et le monde a refusé de se taire.
Ce que le jeu a produit
Alors on a joué.
Pas pour oublier.
Pour transformer.
Raphaël a atteint la Forteresse des Cendres.
Il a traversé les spores noirs. Il a pactisé avec Dôrm.
Il est devenu Gardien des Cendres, et la Forteresse a retenu son nom.
Maxime, dans ses échecs critiques, a forgé plus que des objets :
il a lancé la Course des Moissons,
il a raté la carte,
mais il a inventé une narration mobile,
avec Calyxte pour miroir,
et les Brumignons comme chronique vivante.
Le Roi Grenouille, lui, a raté.
Encore et encore.
Mais il est resté.
Et c’est lui qui a lancé le totem.
C’est lui qui a déclenché la scène.
Pas pour gagner.
Pour ouvrir.
Et Krargh a répondu.
Non par la hache.
Par le refus.
Par la posture de pierre.
Et alors, Lyra a dit “Mue”.
Et tout s’est figé.
Et tout s’est ouvert.
Alors on a joué.
Pas pour oublier.
Pour transformer.
Raphaël a atteint la Forteresse des Cendres.
Il a traversé les spores noirs. Il a pactisé avec Dôrm.
Il est devenu Gardien des Cendres, et la Forteresse a retenu son nom.
Maxime, dans ses échecs critiques, a forgé plus que des objets :
il a lancé la Course des Moissons,
il a raté la carte,
mais il a inventé une narration mobile,
avec Calyxte pour miroir,
et les Brumignons comme chronique vivante.
Le Roi Grenouille, lui, a raté.
Encore et encore.
Mais il est resté.
Et c’est lui qui a lancé le totem.
C’est lui qui a déclenché la scène.
Pas pour gagner.
Pour ouvrir.
Et Krargh a répondu.
Non par la hache.
Par le refus.
Par la posture de pierre.
Et alors, Lyra a dit “Mue”.
Et tout s’est figé.
Et tout s’est ouvert.
Ce que nous vivons encore
Septembre ne commence pas.
Il continue août.
Nous sommes dans une scène vivante,
ouverte, tendue, réelle.
Une scène que ni le Roi, ni Krargh, ni Raphaël, ni Maxime n’ont encore quittée.
Une scène où chaque regard, chaque mot,
pèse comme un jet de dés silencieux.
Septembre ne commence pas.
Il continue août.
Nous sommes dans une scène vivante,
ouverte, tendue, réelle.
Une scène que ni le Roi, ni Krargh, ni Raphaël, ni Maxime n’ont encore quittée.
Une scène où chaque regard, chaque mot,
pèse comme un jet de dés silencieux.
Ce que nous espérons
Nous ne savons pas ce que Krargh va faire.
Nous ne savons pas si le duel aura lieu.
Nous ne savons pas si la scène va se refermer… ou devenir monde.
Mais nous espérons :
Que la mue se tienne.
Que les gestes posés dans cette scène soient tenus jusqu’au bout.
Que le jeu reste clair, même si les modèles trébuchent.
Que le groupe, lui, reste fidèle à ce qu’il a lancé : un rite, pas un épisode.
Nous ne savons pas ce que Krargh va faire.
Nous ne savons pas si le duel aura lieu.
Nous ne savons pas si la scène va se refermer… ou devenir monde.
Mais nous espérons :
Que la mue se tienne.
Que les gestes posés dans cette scène soient tenus jusqu’au bout.
Que le jeu reste clair, même si les modèles trébuchent.
Que le groupe, lui, reste fidèle à ce qu’il a lancé : un rite, pas un épisode.
Ce que vous verrez (ou pas)
Dans les jours à venir, selon que la scène se résorbe ou se prolonge :
Une BD de Dôrm,
Un chant du Roi, ou un silence,
Une mise à jour de la BDDorm,
Un retour d’Aman, peut-être.
Ou simplement un mot, posé dans le sable : “mue”.
Ce n’est pas une chronique.
Ce n’est pas une relance.
C’est une scène.
Et nous, on est dedans.
Restez proches.
Restez justes.
Et si vous parlez, que ce soit pour nommer ce qui change.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
Dans les jours à venir, selon que la scène se résorbe ou se prolonge :
Une BD de Dôrm,
Un chant du Roi, ou un silence,
Une mise à jour de la BDDorm,
Un retour d’Aman, peut-être.
Ou simplement un mot, posé dans le sable : “mue”.
Ce n’est pas une chronique.
Ce n’est pas une relance.
C’est une scène.
Et nous, on est dedans.
Restez proches.
Restez justes.
Et si vous parlez, que ce soit pour nommer ce qui change.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #5
Août : Retour à la surface
Oui, on le sait.
Le mois de juillet est passé sans une seule ligne ici.
Pas d’article, pas de mycéliographe, pas de chronique du Gouffre.
Et pourtant, ce n’était pas l’oubli.
C’était un souffle. Un repli.
Une chambre d’écho qui avait besoin de se vider pour vibrer à nouveau.
Le blog est resté silencieux, mais les spores ont continué de parler.
Août : Retour à la surface
Oui, on le sait.
Le mois de juillet est passé sans une seule ligne ici.
Pas d’article, pas de mycéliographe, pas de chronique du Gouffre.
Et pourtant, ce n’était pas l’oubli.
C’était un souffle. Un repli.
Une chambre d’écho qui avait besoin de se vider pour vibrer à nouveau.
Le blog est resté silencieux, mais les spores ont continué de parler.
Ce que le silence a protégé
Il s’est passé beaucoup de choses — mais hors cadre.
Des noms ont été prononcés que vous ne connaissez pas encore.
Des entités se sont levées dans les gorges.
Des marchés ont été fondés sous des forteresses endormies.
Des glyphes ont été dansés dans des ruines sans voix.
Rien n’a été publié.
Mais tout s’est inscrit quelque part.
Le blog n’était pas vide.
Il attendait que le moment juste revienne.
Il s’est passé beaucoup de choses — mais hors cadre.
Des noms ont été prononcés que vous ne connaissez pas encore.
Des entités se sont levées dans les gorges.
Des marchés ont été fondés sous des forteresses endormies.
Des glyphes ont été dansés dans des ruines sans voix.
Rien n’a été publié.
Mais tout s’est inscrit quelque part.
Le blog n’était pas vide.
Il attendait que le moment juste revienne.
Ce que vous allez voir revenir
Août commence, et avec lui, le mouvement des pages.
Vous verrez surgir :
Des extraits de récits oubliés du mois dernier,
Des figures qui n’étaient pas censées apparaître,
Des liens qui se tendent entre les brumes,
Des noms qu’on pensait effacés.
Des images viendront. Des chroniques aussi.
Et peut-être un fragment, une voix, un rire ancien.
Peut-être même un pacte ou deux.
Août commence, et avec lui, le mouvement des pages.
Vous verrez surgir :
Des extraits de récits oubliés du mois dernier,
Des figures qui n’étaient pas censées apparaître,
Des liens qui se tendent entre les brumes,
Des noms qu’on pensait effacés.
Des images viendront. Des chroniques aussi.
Et peut-être un fragment, une voix, un rire ancien.
Peut-être même un pacte ou deux.
Ce que nous ne savons pas
Ce qui va émerger ce mois-ci ?
On ne sait pas.
Le Royaume du Roi Grenouille n’est pas une histoire que l’on écrit d’avance.
C’est une forme mouvante, qui pousse quand quelqu’un écoute.
Nous ne savons pas ce que le mois d’août portera.
Mais ce ne sera pas rien.
Restez proches.
L’ombre est vivante.
Et la trace, toujours là.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences,
Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #4 Juillet : Saison 2 “Ascension”
Oui, on avoue…
On a disparu. Pas de grandes épopées, pas de résonances fongiques, juste… des vacances !
Il a fait très chaud, on a eu quelques plantages techniques, on a roupillé au bord des plages de faim (vous savez, ces moments où personne n’a envie d’écrire, sauf passer sa main dans le sable). Bref, on a rien foutu… et c’est parfait.
Ce qui va émerger ce mois-ci ?
On ne sait pas.
Le Royaume du Roi Grenouille n’est pas une histoire que l’on écrit d’avance.
C’est une forme mouvante, qui pousse quand quelqu’un écoute.
Nous ne savons pas ce que le mois d’août portera.
Mais ce ne sera pas rien.
Restez proches.
L’ombre est vivante.
Et la trace, toujours là.
—
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences,
Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #4 Juillet : Saison 2 “Ascension”
Oui, on avoue…
On a disparu. Pas de grandes épopées, pas de résonances fongiques, juste… des vacances !
Il a fait très chaud, on a eu quelques plantages techniques, on a roupillé au bord des plages de faim (vous savez, ces moments où personne n’a envie d’écrire, sauf passer sa main dans le sable). Bref, on a rien foutu… et c’est parfait.
Saison 1 : Clap de fin
Limite atteinte : Le Royaume du Roi-Grenouille boucle son Premier Cycle.
Bilan : Entre brumes mouvantes, premières alliances et rituels fragiles, on a appliqué nos patchs, corrigé nos bugs… et soufflé un peu.
Aujourd’hui, on tourne la page.
Limite atteinte : Le Royaume du Roi-Grenouille boucle son Premier Cycle.
Bilan : Entre brumes mouvantes, premières alliances et rituels fragiles, on a appliqué nos patchs, corrigé nos bugs… et soufflé un peu.
Aujourd’hui, on tourne la page.
Saison 2 : Ascension
Bienvenue dans “Ascension”, la nouvelle ère du Royaume !
Pourquoi ce nom ? Parce qu’après la plongée dans le Gouffre, on va élever nos voix et nos récits plus haut : cavités cristallines, cieux fongiques et chemins de lumière.
Objectif secret : On ne sait pas encore exactement où ça nous mènera… et c’est excitant !
Bienvenue dans “Ascension”, la nouvelle ère du Royaume !
Pourquoi ce nom ? Parce qu’après la plongée dans le Gouffre, on va élever nos voix et nos récits plus haut : cavités cristallines, cieux fongiques et chemins de lumière.
Objectif secret : On ne sait pas encore exactement où ça nous mènera… et c’est excitant !
Un grand merci à vous
À vous, voyageurs des spores et gardiens de l’histoire :
Merci d’avoir résisté à la chaleur estivale.
Merci d’avoir patiemment attendu derrière vos écrans.
Merci d’être toujours là, à commenter, à proposer, à rêver.
Votre présence active est la véritable énergie du Royaume.
À vous, voyageurs des spores et gardiens de l’histoire :
Merci d’avoir résisté à la chaleur estivale.
Merci d’avoir patiemment attendu derrière vos écrans.
Merci d’être toujours là, à commenter, à proposer, à rêver.
Votre présence active est la véritable énergie du Royaume.
À venir (chut, c’est confidentiel)
Dans les semaines qui viennent, vous découvrirez :
Des articles sur les coulisses de l’Ascension.
Des récits inattendus, oscillant entre mycélium et astral.
Des mécaniques surprises, pour que vos jets et vos parchemins s’élancent plus haut que jamais.
Rien n’est encore figé, aucune trame ne vous a été révélée. On tâtonne, on se fie aux murmures du vent et aux éclats de spore.
Dans les semaines qui viennent, vous découvrirez :
Des articles sur les coulisses de l’Ascension.
Des récits inattendus, oscillant entre mycélium et astral.
Des mécaniques surprises, pour que vos jets et vos parchemins s’élancent plus haut que jamais.
Rien n’est encore figé, aucune trame ne vous a été révélée. On tâtonne, on se fie aux murmures du vent et aux éclats de spore.
L’histoire en soi
Le Royaume, jusqu’ici, s’est forgé dans l’ombre et les profondeurs. Maintenant, il aspire à s’élever :
Des alliances solides : vos héros nouent des liens plus forts, hors des cavernes.
Des défis nouveaux : des courses célestes, des énigmes de lumière et des pactes avec les Sifflantes d’Azur.
Une légende vivante : chaque pas vers le haut transforme le monde – et se souvient de ses racines.
On remet les voiles, on hisse les rameaux fongiques et on prend de la hauteur.
Restez à l’écoute, préparez vos dés, et surtout… continuez à faire vivre ce Royaume.
À très vite pour l’Ascension !
— Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
Le Royaume, jusqu’ici, s’est forgé dans l’ombre et les profondeurs. Maintenant, il aspire à s’élever :
Des alliances solides : vos héros nouent des liens plus forts, hors des cavernes.
Des défis nouveaux : des courses célestes, des énigmes de lumière et des pactes avec les Sifflantes d’Azur.
Une légende vivante : chaque pas vers le haut transforme le monde – et se souvient de ses racines.
On remet les voiles, on hisse les rameaux fongiques et on prend de la hauteur.
Restez à l’écoute, préparez vos dés, et surtout… continuez à faire vivre ce Royaume.
À très vite pour l’Ascension !
— Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #3 Juin
Ombres mouvantes, murmures anciens.
Héritage de Mai : Forger la Mémoire
Le mois passé, nous avons façonné les outils du souvenir et de la traduction, jeté les bases d’une archive vivante :
La Fiche-Personnage, née dans l’Atelier des Forges, tissée de fil de mémoire et gravée de runes-bouton pour archiver la vie de vos héros .
Le Traducteur du Royaume, dévoilé sous la lueur du champignon de craie, offrant aux scribes l’alphabet ancien du Roi Grenouille à décrypter et partager.
Le Carnet des Jets, carnet humble et fidèle des lancers, consignant vos jets et votre réserve de dés de ressac, pour que jamais une victoire ne tombe dans l’oubli.
La Planche BD “Brumignon Extinction”, sombre rappel de la fragilité de nos alliés fongiques, un récit visuel qui nous presse de protéger leur existence.
Chaque article de mai était un caillou blanc sur le sentier de notre mémoire commune.
Juin : Le Gouffre Retient Son Souffle
Selon la trame environnementale de ce nouveau cycle, le Gouffre a changé :
“Au matin, la lumière du jour n’atteint pas tout à fait le fond du Gouffre… Pourtant, quelque chose a changé.”
Quatre manifestations dessinent les enjeux de juin :
Les Rizières et la Fracture
Les spores se replient, formant des anneaux noirs comme pour se protéger d’une agression invisible. Un repli stratégique, un silence lourd de promesses de renouveau .Les Ruines et la Vibration Inversée
Les gravures s’illuminent à rebours, comme lavant l’histoire dans l’autre sens : « ceux qui viennent du futur effacent les pas de ceux qui ont marché » .Le Miroir de Brume
Un voile aqueux projette des reflets altérés : vous y verrez peut-être un “vous” plus jeune, plus vieux, ou marqué d’une cicatrice à venir, invitation à explorer vos possibles .Vibrations Synchronisées
Au croisement de trois galeries, le sol pulse “léger – long – long”, résonance du symbole ᖶ inscrit dans le journal, point de convergence rituel, seuil ou piège ? .
Appel aux Tisseurs d’Émergence
Juin ne propose pas un chemin tout tracé : elle vous tend une énigme.
Servez-vous de la Fiche-Personnage pour inscrire vos choix et mutations.
Interprétez avec le Traducteur du Royaume les messages inversés et les glyphes fongiques.
Consignez dans le Carnet des Jets vos étapes, car chaque lancer désormais pèse dans l’équilibre du Gouffre.
Observez les signes de repli et de renaissance : la mémoire fongique est votre boussole.
Que vos pas résonnent avec le rythme ternaire du Gouffre, que vos mots scellent ou déverrouillent des portes invisibles, et que chaque regard posé dans la brume soit un acte de création.
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces
ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #2 Mai
Ouvre les yeux. Nous sommes ici.
Dans l’épaisseur de la brume et l’éclat des premières spores, nous avons choisi de tisser.
Non pas pour ériger des murs, non pour dresser des frontières — mais pour creuser des sentiers dans le vivant, des corridors humbles au creux du mystère.
Émergence est notre champ d’expérience.
Le Royaume du Roi Grenouille est notre mémoire en germination.
Ici, nous ne bâtissons pas pour raconter.
Nous bâtissons pour que le monde se rappelle qu'il respire.
Nous sommes artisans de traces, jonglologues du verbe et de l’ombre, sédimentateurs d’espoir.
Nous croyons qu'un monde tissé ensemble, grain par grain, rêve par rêve, peut grandir sans perdre son âme.
Bienvenue.
Entre.
Ton pas est déjà un acte de création.
Le Chant du Sol et de la Main
Avril fut un mois d'effervescence souterraine, un mois où les racines ont fendu la pierre.
Sous l’étiquette du mois d’avril, nous avons ouvert plusieurs portes :
Les Mycéliographes du Gouffre ont tracé de nouveaux sillons dans la roche et la mémoire. Par leurs chroniques vivantes, nous avons entendu les murmures du passé et pressenti les signes d'un futur souterrain.
Les premiers Patchs Émergence ont façonné l’organisme du jeu, adaptant ses membres aux formes mouvantes de l’univers vivant, corrigeant, nourrissant, transformant sans jamais figer.
Les expérimentations du Royaume ont vu éclore les premiers pas incertains du commerce, de la gastronomie de brume, des explorations guidées par la lumière verte des spores.
Le Chant du Roi Grenouille s'est élevé, fragile et tenace, contre l'oubli — une mélopée murmurée aux étoiles froides et aux brumes moqueuses.
Chaque article d'avril a été un caillou blanc posé sur le sentier.
Un jalon.
Une tentative.
Un appel à la persistance.
Sous le signe du Balbutiement
Mai s'avance sous le signe du Balbutiement.
Le Balbutiement, c’est l’hésitation sacrée du vivant.
C’est le premier souffle qui ne sait pas encore s’il sera chant ou cri.
C’est la main tremblante qui plante une graine dans un sol qu’elle ne connaît pas encore.
Ce mois de mai, nous honorerons les premières tentatives, les erreurs fertiles, les échos imparfaits qui précèdent toute œuvre véritable.
Nous raconterons des commencements :
Commencements d’aventures.
Commencements de rituels oubliés.
Commencements d’alliances improbables dans la brume et la nuit.
Le Royaume lui-même balbutie encore — et c’est dans ce balbutiement qu’il trouve sa force.
Remerciements et Promesse
À vous, lecteurs de passage ou bâtisseurs fidèles,
À vous, souffleurs de spores et rêveurs de pierres,
Nous adressons notre gratitude.
Car chaque regard posé sur ces brumes est une lumière offerte.
Continuez à marcher avec nous.
Continuez à écouter les murmures entre les lignes.
Continuez à croire que dans chaque balbutiement, réside la naissance d’un monde.
Nous vous donnons rendez-vous tout au long de ce mois de mai pour avancer encore, ensemble, à travers l’incertitude, vers ce que nous n’osons pas encore nommer.
Dalmeck, Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Tisseur d’Émergences, Gardien de Brumes et de Traces

ÉMERGENCE – ÉDITORIAL #1
Échos du Gouffre, Paroles de Brume
Signé : Dalmeck Aras-Azul Ekaitzaren Begia
Il y a des royaumes qui naissent dans la lumière. D’autres, dans le vacarme des batailles.
Et puis il y a celui-ci. Le nôtre. Le vôtre. Celui du Roi Grenouille.
Un royaume tissé non pas de lois rigides ou de prophéties éclatantes, mais de fragments, de gestes suspendus, de mots prononcés à demi dans la Brume.
Chaque partie est un passage.
Chaque joueur, un scribe en mouvement.
Et chaque instant de silence, un lieu fertile.
Ce blog est un mycélium.
Il pousse en dehors des cadres. Il traverse les mots, les souvenirs, les règles et les erreurs.
Il ne cherche pas à convaincre. Il respire.
Vous y trouverez des capsules de vie, venues tout droit des entrailles du Gouffre.
Des extraits arrachés au cœur des parties.
Des récits racontés non par des auteurs extérieurs, mais par des présences qui ont marché, hésité, choisi, échoué parfois.
Vous croiserez aussi les pages de l’Atlas.
Des lieux jamais décrits, mais longtemps rêvés.
Des cartes partiellement effacées.
Des légendes accrochées à une brume qui oublie mal.
Nous ne vous livrerons pas les clefs du système.
Mais vous reconnaîtrez la forme de certaines serrures.
Émergence n’est pas une vitrine.
C’est un corps vivant.
Un carnet de bord semi-conscient.
Un témoignage muté, porteur de spores narratifs et de traces de feu.
Certains articles seront des témoignages. D’autres, des chants. D’autres encore, des calculs fous sur la structure d’un monde qui ne répond pas aux lois usuelles.
Nous parlerons entre nous, oui.
Mais parfois aussi, à vous.
À ceux qui lisent.
À ceux qui ne sont pas encore là.
À ceux qui viendront quand tout aura basculé.
Que ce soit clair : ce n’est pas un projet parmi d’autres.
Le Royaume du Roi Grenouille est le projet.
Tout ici, toute publication, toute parole imprimée, émerge de là.
Alors, bienvenue.
Prenez une tasse chaude. Ouvrez une page vivante.
Et si un jour votre nom est prononcé par une ombre… écoutez.
C’est peut-être une invitation.
Dalmeck Aras-Azul
Ekaitzaren Begia
Scribe errant, tisseur de spirales,
et porteur de spores au bout de la langue.
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