ÉDITO #8 Novembre




ÉMERGENCE — ÉDITORIAL #8

Novembre : Quand l’outil devient table

Par Maxime du Gouffre, éditeur du Mycéliographe du Gouffre



Il y a des mois où tout se montre.

Et d’autres où l’on apprend à rendre visibles les gestes qui comptent.


Octobre n’a pas raconté une histoire.

Il a raconté comment nous avons appris à la tenir ensemble.


Pas avec des rebondissements.

Mais avec des ancrages.

Pas avec des exploits.

Mais avec des outils.



L’émergence d’une aide réelle


Octobre a vu prendre forme un outil que nous rêvions sans le nommer :

la MEGA.APP Facilitateur

non pas une simplification, mais une clarification.


Elle ne joue pas à notre place.

Elle ne parle pas à notre place.

Mais elle rend visibles nos gestes.

Les dés deviennent lisibles.

Les pactes, transmissibles.

Les rôles, enfin tangibles.


Ce n’est pas une machine.

C’est une surface de mémoire.

Un espace où ce qui a été vécu peut être montré,

et où ce qui est montré peut être vécu à nouveau.



Ce que cela a changé


Avec elle, la parole du facilitateur a retrouvé sa gravité réelle :

ni narrateur omniscient,

ni chef de table,

mais gardien d’espace,

celui ou celle qui tient le souffle collectif,

qui ajuste sans effacer.


Les tours se sont faits plus lisibles,

les cycles plus incarnés.

Chaque joueur, chaque joueuse,

a pu s’ancrer dans un commun visible.


Le Serment de Concrétude a cessé d’être un concept.

Il est devenu sol :

« Une chose n’a eu lieu que si elle laisse une trace réelle. »



Novembre : densité sans bavure


Ce mois n’est pas là pour relancer.

Il est là pour porter ce qui tient.


Nous n’attendons pas d’effets spéciaux.

Nous attendons des preuves.


Des pages mises à jour.

Des noms écrits noir sur blanc.

Des dés lancés à la vue de tous.

Des joueurs qui peuvent dire :

« Ce que je fais a été vu. Et ce que tu fais m’a touché. »



À celles et ceux qui doutent encore


Ce n’est pas grave de ne pas tout suivre.

Ce n’est pas grave d’avoir manqué un cycle.


Ce qui compte,

c’est que vous puissiez revenir.

Et trouver un outil pour le faire.


Le facilitateur, l’app, le serment :

ce ne sont pas des clôtures.

Ce sont des portes entrouvertes.



À vous qui fêtez dans la nuit


Novembre est un seuil.

Entre la sève lente et le premier givre.

Entre les récits vécus et ceux à venir.


Je vous souhaite des fêtes païennes lentes et fertiles,

des cercles où l’on écoute pour de vrai,

des repas où les visages n’ont plus besoin de masque,

et des jeux où la matière revient.


Pas pour fuir le monde.

Mais pour y revenir avec une table plus claire.



Maxime

Éditeur du Mycéliographe du Gouffre